Purificateurs dans les écoles: Jean-Michel Blanquer se trompe-t-il?




De nombreuses études, dont Morawska et Milton, 2020, ont déterminé que la transmission aérienne du coronavirus via les particules d'aérosol est une des causes principales de l’infection au SARS-CoV-2.


Des résultats sans appel.

Plusieurs études menées par l'Institut des sciences atmosphériques et environnementales de l'Université Goethe en Allemagne, ont démontré la capacité des purificateurs d'air équipés de filtres à haute efficacité particulaire (HEPA) à réduire efficacement la concentration d'aérosols dans une salle de classe. En effet, avec l’utilisation d'épurateurs d'air assurant un taux de brassage de 6 vol/h, ils ont constaté que la concentration d'aérosol diminuait de plus de 90% en 30 minutes dans une salle de classe.


Ils affirment qu’afin de réduire les risques de transmission d'aérosols, les purificateurs d'air équipés de filtres HEPA, constituent une mesure de précaution supplémentaire importante, en particulier dans les espaces où aucun système de ventilation n'est installé et lorsque les fenêtres ne peuvent pas être ouvertes.


Mais alors, pourquoi donc un haut représentant de l’Etat nous dit il le contraire ?


Selon Libération, Jean-Michel Blanquer ne parle pas de tous les purificateurs d’air quand il les dit inefficaces face au SARS-CoV-2.


Le ministre de l’Education nationale se réfère à un rapport de l’Anses de 2017, qui met en garde contre certains types de purificateurs.


Mais celle-ci ne préjuge pas de l’efficacité des appareils à haut niveau de filtration (HEPA), comme ceux mis à disposition dans les établissements allemands.