Monkeypox, la nouvelle menace?


L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a récemment sonné l’alerte concernant la propagation atypique du virus de la variole du singe qu'elle juge vouée à continuer à se répandre dans les pays non-endémiques. La situation paraît inquiétante, surtout au lendemain de la pandémie COVID-19 en France, mais qu’en est-il vraiment ?


Premièrement il est important de comprendre ce qu’est le Monkeypox.


Selon l’OMS, la variole du singe est une zoonose virale (virus transmis aux humains par les animaux) dont les symptômes sont très semblables à ceux observés chez les patients atteints de variole, bien qu’elle soit cliniquement moins grave. Le nom de la variole du singe provient de la découverte initiale du virus chez le singe dans un laboratoire danois en 1958 et le premier cas humain a été identifié chez un enfant en République démocratique du Congo en 1970.


Le symptôme principal d’une infection à la variole du singe est l’apparition d’éruptions cutanées aiguës, mais la maladie peut aussi être perçue par d’autres signes comme des maux têtes, l’apparition aiguë de fièvre (>38,5°C), des douleurs musculaires et ganglionnaires, ou encore une faiblesse profonde.


Intéressons-nous maintenant aux moyens de transmission du virus.


Le monkeypox se transmet d’après l’OMS d’une personne à une autre par contact étroit avec des lésions, des liquides organiques, des gouttelettes respiratoires et du matériel contaminé comme de la literie. La période d’incubation de la variole du singe peut varier de 5 à 21 jours. En fonction des variants et de la gravité des infections, le taux de mortalité varie entre 3% et 10%. La maladie a causé plus de 60 morts dans les pays endémiques, mais pour l’instant aucun mort dans les pays non endémiques.


Répartition géographique des cas de variole du singe dans les régions non endémiques par l'OMS

Depuis quelques jours, la maladie se répand de façon croissante, comme en France où les cas confirmés de Monkeypox ont doublés en moins de deux jours entre le 30 mai et le 1 juin selon les déclarations de Santé Publique France.


Cela nous amène à la question évidente des mesures de prévention pour ralentir la progression du virus.


On peut résumer cette prévention en trois axes principaux :


Gestes barrière et précautions

En effet, bien que les modes de transmission du virus diffèrent en quelques points de ceux du SARS-CoV-2, les gestes barrières comme l’utilisation de masques FFP1/FFP2 demeurent efficaces face au Monkeypox. L’Etat français a mis en place un système de déclaration obligatoire des malades de la variole du singe en début mai dans le but d’enrayer sa progression. Il est également à noter que les rapports sexuels protégés sont fortement recommandés par les instances de santé étant donné que la majorité des personnes infectées à l’heure actuelle rapportent avoir eu des rapports sexuels d’homme à homme (HSH).


Traitement de l’air

Comme nous l’avons vu précédemment, le virus se répand par sécrétions respiratoires et se contracte par les muqueuses, notamment par la muqueuse respiratoire qui est fortement exposée aux sécrétions respiratoires. De ce fait, le traitement de l’air intérieur avec un débit adapté et une technologie de filtration de grade médical (filtres HEPA H13/H14) permet de drastiquement limiter la transmission aéroportée du virus entre les individus. Le gouvernement et les entreprises françaises ont en partie déjà mis en place une politique d’équipement concernant cette technologie, vouée à jouer rôle important dans la lutte contre ce nouveau virus.


Vaccination


La solution la plus efficace pour se protéger sur le long terme contre la variole du singe demeure celle de la vaccination. Par chance, le vaccin contre la variole semble être efficace contre le Monkeypox. Certains pays possèdent des réservoirs de vaccin contre la variole, et il existe également un vaccin contre la variole du singe, même si non répandu à l’heure actuelle.


Nous pouvons donc en conclure que nous avons toutes les cartes en main pour venir à bout de Monkeypox. Avec une communication à l’international et une solidarité telle que celle vécue pendant la pandémie COVID-19, ce virus sera maîtrisé bien plus rapidement que le SARS-CoV-2, et sera loin de représenter une menace équivalente pour la santé publique mondiale.




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